Quand tout va mal - Oui, parce qu'un mal ne peut pas se déclencher tout seul dans son coin. En général il invite ses potes pour mieux se défouler. Sûrement qu'ils font tous ensembles une sacrément longue partie de basket, et la balle rebondit contre les parois de ton cerveau. - ... bref, quand tout va mal, on peut chercher des méthodes pour que tout aille mieux - ou qu'un des maux se pète la gueule en courant et qu'il se casse bien méchamment les deux jambes. Les conseils en la matière sont nombreux.
- « Relativise ». Einstein, qui n'était tout de même pas le dernier des connards, l'avait lui même constaté : « Tout est relatif ». Sur le papier, relativiser a plutôt de la gueule : se poser cinq minutes, confronter sa situation avec celle d'autrui – autrui étant de préférence clodo, enfant-soldat ou en phase terminale de cancer (ou enfant-soldat clodo en phase terminale de cancer) – et constater sa chance. Oui, sur le papier ça a de la gueule, mais j'ai constaté que le relativisme, « aucune opinion n'est vraie absolument », ne marche qu'à échelle temporelle réduite. Certes, les claques dans la gueule dans le registre « Je pourrais quand même arrêter de me plaindre alors que X, comparé à la mienne, a vraiment une vie de merde » apparaissent, et marquent les esprits, surtout quand on l'occasion de voir la situation d'X de près. Puis on oublie, ou peut-être juste, on s'en fout. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'on est des petits individus autocentrés et que nos problèmes monopolisent toute notre attention de petits individus autocentrés qui recherchent leur propre bonheur avant tout. Cruel.
- « Profite des petits bonheurs de la vie. » Cette recommandation se décline aussi selon les adages « Fais des trucs pour penser à autre chose » ou le bien plus philosophique « Vis l'instant présent ». Bouddha, qui n'était pas non plus le dernier des connards, n'aurait-il d'ailleurs pas dit : « Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent » ? (Si elle l'a compris, nous aussi we can). Si clamer profiter des petits plaisirs de l'existence est une chose horrible nous en conviendront, avouons cependant qu'on tient là un truc absolument essentiel. Je reste ainsi encore admirative devantles gros menteurs les génies qui vivent essentiellement au présent. Mais le maintenant me paraît bien faible face au si. (Si on enlève le Scrabble de l'existence. Au Scrabble, l'un fait 12 et l'autre 2).
- Le nihilisme.
Moi, ça va sinon, j'ai un stage à Rio. "Ce soir, ma vie, c'est un bon 12/20".
- « Relativise ». Einstein, qui n'était tout de même pas le dernier des connards, l'avait lui même constaté : « Tout est relatif ». Sur le papier, relativiser a plutôt de la gueule : se poser cinq minutes, confronter sa situation avec celle d'autrui – autrui étant de préférence clodo, enfant-soldat ou en phase terminale de cancer (ou enfant-soldat clodo en phase terminale de cancer) – et constater sa chance. Oui, sur le papier ça a de la gueule, mais j'ai constaté que le relativisme, « aucune opinion n'est vraie absolument », ne marche qu'à échelle temporelle réduite. Certes, les claques dans la gueule dans le registre « Je pourrais quand même arrêter de me plaindre alors que X, comparé à la mienne, a vraiment une vie de merde » apparaissent, et marquent les esprits, surtout quand on l'occasion de voir la situation d'X de près. Puis on oublie, ou peut-être juste, on s'en fout. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'on est des petits individus autocentrés et que nos problèmes monopolisent toute notre attention de petits individus autocentrés qui recherchent leur propre bonheur avant tout. Cruel.
- « Profite des petits bonheurs de la vie. » Cette recommandation se décline aussi selon les adages « Fais des trucs pour penser à autre chose » ou le bien plus philosophique « Vis l'instant présent ». Bouddha, qui n'était pas non plus le dernier des connards, n'aurait-il d'ailleurs pas dit : « Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent » ? (Si elle l'a compris, nous aussi we can). Si clamer profiter des petits plaisirs de l'existence est une chose horrible nous en conviendront, avouons cependant qu'on tient là un truc absolument essentiel. Je reste ainsi encore admirative devant
- Le nihilisme.
Moi, ça va sinon, j'ai un stage à Rio. "Ce soir, ma vie, c'est un bon 12/20".







