lundi 10 mars 2008

Capillaire.



Partout, toujours, il y aura un truc pour te rappeler que tu es étranger.

En Norvège, c'était la langue. C'était être obligé de parler anglais dans les magasins par manque de vocabulaire flagrant (au moins j'aurais retenu que
pute veut dire oreiller), c'était ne pas pouvoir suivre les conversations de ses voisins dans le bus (ce qui est pourtant l'une des occupations les plus salvatrices en cas de panne de lecteur mp3, vous en conviendrez), c'était apprécier cette mélodie pleine de reliefs et de rebondissements sans rien y comprendre.

Ici, c'est ma gueule. C'est ma blondeur et mon manque de physique mexicain flagrant. C'est du matage intensif dans le métro et du sifflage insistant dans la rue. C'est se faire appeler par de petits noms agréables (au moins j'aurais retenu la signification du mot huera, blanche), c'est entendre des "Tu no pareces de aquí" en tant que première approche séduction par mexicain à consommation débordante de gel pour cheveux.

Comme Alizée, au Mexique, je suis exotique. Comme Alizée, au Mexique, je suis cool.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est pas ta faute à toi, A.L.I.C.E, toi ALice !

Anonyme a dit…

Haha, génial.
Sinon, hors sujet, si tu veux écouter le meilleur groupe Mexicain de tous les temps (après Johnny Hallyday), essaye Hocico...

Anonyme a dit…

Hé je découvre ton blog, ça me rappelle plein de souvenirs ton trip à Mexico, surtout l'arrivée à l'aéroport, j'ai eu la meme réflexion "mais qu'est-ce que je viens foutre là ?!" :)

Je vais maintenant tout lire depuis le début :)

Nat pepeR a dit…

Ben ya pas de quoi t'excuser hein.

Je pense que tu devrais écrire plus souvent.

Pur ce qui est de Belzéprout, va voir par ici :

http://www.myspace.com/belzeprout

Attention c'est violent, très violent.