vendredi 17 avril 2009

Loin.

J'ai une amie japonaise. Elle s'appelle Miyuki Goda. La première fois que je l'ai rencontré, elle m'a dit « my name Goda, cheese ». A l'époque, elle ne savait pas trop parler anglais. Mais Goda comme le Gouda, c'était facile à comprendre. Dès cet instant, j'ai su qu'elle me plairait bien.

Le grand art des clichés nous enseigne à distinguer plusieurs catégories de japonais. Il y a tout d'abord le japonais timide, qui ne parle pas et qui a des réactions bizarres. Celui-ci aime généralement boire beaucoup d'alcool, ce qui explique par ailleurs son étrange comportement. Il y a ensuite le japonais businessman, l'ambitieux qui parle anglais couramment et passe son temps à travailler. Notons qu'il veut souvent être diplomate. Passons sur l'humble japonais des campagnes, vivant au pied d'une montagne au sommet enneigé. Celui qui nous intéresse est le cosmopolite et fou japonais des villes. Celui-ci voyage beaucoup, si possible en Europe et dans les capitales. Ses destinations de prédilection sont Berlin et Paris. Il reste ultra kawaii en toute circonstance. Il aime en général les peluches et les animaux mignons, mélanger des pois avec des carreaux, et des rayures sur de l'imprimé fleurs. (Avec un bonnet sur la tête si possible). Il fait le V de la victoire avec ses doigts sur les photos. Il dit qu'il faut rire et profiter de la vie qui est trop courte. On sent une sorte de malaise qui se cache, bien profond, dans son petit être, mais il n'en paraît pas grand-chose.

Miyuki Goda est une cosmopolite et folle japonaise des villes. Elle a vécu en Allemagne, à Manchester, à Malte, et, trois ans après notre rencontre, elle m'envoie encore des mails à base de « i am very slowly person like a turtole ». Miyuki Goda est géniale et je veux bien aller au Japon.

1 commentaire:

Nat pepeR a dit…

C'est exaspérant leurs doigts en V, moi ça me rend fou.

Désolé, je me devais de sortir de l'anonymat pour protester contre cette pratique barbare.