Je viens de taper "Bienveillance" dans Google.
C'est un terme qui m'obsède depuis quelques mois. Il faut dire que j'ai mis longtemps à le trouver. Je l'ai vraiment cherché. Plusieurs fois, en étant témoin ou actrice de scènes ordinaires, j'y pensais. Qu'est ce que c'est, bordel, cette chose qui se passe. Et puis un jour le mot est venu comme une évidence, PAF : "c'est de la bienveillance". Je le tenais, enfin. Avoir le nom exact pour exprimer l'exactitude de ses sentiments, ça c'est la classe.
Dans ma quête du terme parfait, j'en ai bien sûr passé d'autres en revue. J'ai pensé à politesse ; mais elle a un côté oppresseur, qui oblige à dire bonjour et aurevoir même quand on en a pas envie. La bienveillance n'est pas une question d'éducation, elle n'a pas besoin de règles. La bienveillance peut roter en public, elle est spontanée.
J'ai aussi pensé à "amitié" : mais l'amitié a un côté réducteur. Elle implique une relation binaire, un temps long, une construction. La bienveillance est plus universelle ; quelques secondes seulement, deux inconnus, et voilà un seau de bienveillance devant vos yeux ébahis.
Je viens donc de taper "Bienveillance" dans Google.
Le terme, je l'avais déjà, je voulais juste en être sûre.
Et bien, je viens donc de m'apercevoir qu'en fait je suis bouddhiste.
"Maitrī est un terme sanskrit signifiant bienveillance ou encore amour, ou plus précisément amour bienveillant, le sens premier étant amitié, fraternité. La traduction par bienveillance pointe sur le fait qu'il s'agit d'un amour inconditionnel et sans attachement, ce que le terme amour, avec toutes ses connotations et acceptions, ne montre pas nécessairement. Maitrī au sens bouddhiste du terme ne désigne en effet l'amour passionnel ou l'amour conjugal qui impliquent des liens d'attachement très forts, alors que l'amour bienveillant du Bouddha implique le détachement et une certaine sérénité dégagée des passions et de l'agitation émotionnelle. [MAIS OUAIS] (...) L'amour entre deux êtres ou l'amour filial envers sa famille est donc tout à fait respectable pour le Bouddha, mais il est considérablement limité par rapport à Maitrī, en ce que l'amour conjugal ou l'amour familial (ainsi que l'amitié) s'adressent à quelques êtres au plus, alors que Maitrī, l'amour bienveillant s'adresse à l'infinité des êtres dans l'univers. Son objet est donc infiniment plus vaste. (...) Dans l'idée de Maitrī, il s'agit de dépasser les particularismes et les limitations et d'étendre cette chaleur humaine à l'ensemble des êtres."
Bon, Bouddha va un peu loin, mais c'est l'idée.
Mes amis, cultivez votre bienveillance.
(Pour ceux qui se demandent : non, je ne viens pas du fumer un pétard ni de faire l'amour.)
C'est un terme qui m'obsède depuis quelques mois. Il faut dire que j'ai mis longtemps à le trouver. Je l'ai vraiment cherché. Plusieurs fois, en étant témoin ou actrice de scènes ordinaires, j'y pensais. Qu'est ce que c'est, bordel, cette chose qui se passe. Et puis un jour le mot est venu comme une évidence, PAF : "c'est de la bienveillance". Je le tenais, enfin. Avoir le nom exact pour exprimer l'exactitude de ses sentiments, ça c'est la classe.
Dans ma quête du terme parfait, j'en ai bien sûr passé d'autres en revue. J'ai pensé à politesse ; mais elle a un côté oppresseur, qui oblige à dire bonjour et aurevoir même quand on en a pas envie. La bienveillance n'est pas une question d'éducation, elle n'a pas besoin de règles. La bienveillance peut roter en public, elle est spontanée.
J'ai aussi pensé à "amitié" : mais l'amitié a un côté réducteur. Elle implique une relation binaire, un temps long, une construction. La bienveillance est plus universelle ; quelques secondes seulement, deux inconnus, et voilà un seau de bienveillance devant vos yeux ébahis.
Je viens donc de taper "Bienveillance" dans Google.
Le terme, je l'avais déjà, je voulais juste en être sûre.
Et bien, je viens donc de m'apercevoir qu'en fait je suis bouddhiste.
"Maitrī est un terme sanskrit signifiant bienveillance ou encore amour, ou plus précisément amour bienveillant, le sens premier étant amitié, fraternité. La traduction par bienveillance pointe sur le fait qu'il s'agit d'un amour inconditionnel et sans attachement, ce que le terme amour, avec toutes ses connotations et acceptions, ne montre pas nécessairement. Maitrī au sens bouddhiste du terme ne désigne en effet l'amour passionnel ou l'amour conjugal qui impliquent des liens d'attachement très forts, alors que l'amour bienveillant du Bouddha implique le détachement et une certaine sérénité dégagée des passions et de l'agitation émotionnelle. [MAIS OUAIS] (...) L'amour entre deux êtres ou l'amour filial envers sa famille est donc tout à fait respectable pour le Bouddha, mais il est considérablement limité par rapport à Maitrī, en ce que l'amour conjugal ou l'amour familial (ainsi que l'amitié) s'adressent à quelques êtres au plus, alors que Maitrī, l'amour bienveillant s'adresse à l'infinité des êtres dans l'univers. Son objet est donc infiniment plus vaste. (...) Dans l'idée de Maitrī, il s'agit de dépasser les particularismes et les limitations et d'étendre cette chaleur humaine à l'ensemble des êtres."
Bon, Bouddha va un peu loin, mais c'est l'idée.
Mes amis, cultivez votre bienveillance.
(Pour ceux qui se demandent : non, je ne viens pas du fumer un pétard ni de faire l'amour.)
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